Revue de presse de l'édition 2011

Retrouvez ici la revue de presse de l'édition 2011 du 5Plus Forum

Une vie moderne sans électricité, c’est possible, avec par exemple, le frigo « sans fil »

Frigo1Avec une consommation électrique qui risque de grimper en flèche d’ici quelques années, un docteur en ingénierie couplé d’un esprit inventeur, préconise un style de vie "non électrique" qui évite intentionnellement l’usage de l’électricité. L’expression "non-électrique" peut sembler peu familière, mais elle est différente de "l’anti-électrification" qui condamne l’électricité par principe. L’expression "non-électrique" est destinée à communiquer l’idée qu’il devrait être possible de vivre heureux et riche tout en profitant d’un niveau modéré de confort et de commodité sans dépendre de l’électricité.


Pour créer un nouveau style de vie, Yasuyuki Fujimura a commencé à travailler sur le thème du "non-électrique" en 2000. En 2003, il a créé "l’Atelier Non-électrique" et continue de développer de nombreux produits non-électriques. L’Atelier non-électrique est actuellement situé au pied des Highlands de Nasu, une des stations de repos majeures du Japon dans le nord de la préfecture de Tochigi. Le site d’environ 1 hectare est une sorte d’espace d’exposition qui présente une "vie totalement non-électrique".

Une maison non électrique utilise de la paille, dont les performances d’isolation thermique sont aussi bonnes que la laine de verre. Des toilettes à compostage non électriques utilisent la puissance des micro-organismes, qui peuvent décomposer les déchets humains en engrais, sans une pompe électrique. La maison de bain non électrique (nous sommes au Japon) utilise une large gamme d’énergies comme l’énergie solaire, le bois, ou même des ordures. Ces installations non électriques sont situées autour d’un étang. Mais le plus surprenant est le réfrigérateur qui refroidit les aliments sans électricité. L’appareil utilise un phénomène appelé refroidissement radiatif avec les courants de convection naturelle de l’eau.


Frigo2Le refroidissement radiatif se produit lorsqu’un rayonnement infrarouge est émis par la surface d’un objet, provoquant une diminution de sa température. Par une nuit claire, les rayons infrarouges sont émis par le sol vers l’atmosphère, refroidissement l’air qui descend. C’est pourquoi la nuit est très froide dans le désert. La plupart des gens ont expérimenté les courants de convection naturelle de l’eau lorsque l’eau chaude monte tandis que l’eau froide descend vers le niveau le plus bas.


L’unité de refroidissement du réfrigérateur de 200 litres est fait de métal qui a une haute conductivité thermique. Un grand volume d’eau (environ 250 litres) est stocké dans cet appareil comme un liquide de refroidissement. Les panneaux de radiateurs sont placés sur le dessus afin que la surface intérieure du panneau touche le liquide de refroidissement. La chaleur de choses stockées dans l’unité de refroidissement est transmise à l’eau environnante par le métal, et la chaleur monte par convection naturelle. Ainsi, ceci est transmis au panneau de radiateur, et émis par le refroidissement radiatif.


Le système est plus efficace par une nuit claire quand il y a moins de vapeur d’eau dans l’air. Par nuit claire (et parfois même une nuit nuageuse) tous les trois jours, il peut être maintenu une température à l’intérieur du réfrigérateur d’environ 7 à 8 degrés Celsius, même sur une journée au milieu de l’été. Ce réfrigérateur innovant dément notre actuelle hypothèse logique que les choses ne peuvent pas être réfrigérées sans électricité.


Le rêve de Yasuyuki Fujimura est de faire de « l’Atelier non-électrique », un parc thématique qui met en valeur les nombreuses options que nous avons pour le plaisir, la richesse et le bonheur, en particulier dans le domaine du logement.


I Ateliernonelectric1l veut montrer que des maisons non-électriques - même quand elles sont construites par de non-professionnels - sont belles et solides, bonnes pour la santé tout en consommant peu ou pas d’énergie, et en outre peuvent être construites pratiquement gratuitement. Il voudrait faire de l’Atelier, un sorte de maison/logement témoin, et croit que cela va encourager les gens de la jeune génération qui sentent qu’ils ne peuvent pas se permettre de posséder une maison.


La conscience de la crise énergétique est en croissance dans le monde et au Japon, où de nombreuses personnes sont en train de repenser leur approvisionnement en énergie après le grand séisme à l’Est du pays. Dans ce contexte, la technologie non-électrique est de plus en plus importante.

http://www.japanfs.org/en/mailmagazine/newsletter/pages/031327.html
http://www.hidenka.net/etop.htm
http://miracle-kids.net/en/report/2011/rpt_id000114.html
http://www.infohightech.com/spip.php?article30460

Des chaussures de confort avec GPS intégré pour suivre les malades atteints d’Alzheimer

Gpsshoe1Avec les millions de baby-boomers qui approchent les 65 ans, le taux de personnes souffrant d’Alzheimer devrait continuer à augmenter de manière significative dans la décennie à venir. Pour faciliter leur suivi par les soignants et les membres de la famille, la société américaine GTX qui propose un service de localisation personnel, a établi un partenariat avec le fabricant de chaussures de confort Aetrex pour concevoir des chaussures GPS qui permettent de suivre en temps réel leur porteur.

 


GTX a commencé la production de chaussures pour les enfants avec une puce GPS miniaturisée et un appareil cellulaire intégrés dans la semelle qui ont permis aux parents de suivre leur progéniture via un portail en ligne, puis a commencé à proposer des chaussures similaires pour les coureurs de longue distance. Réalisant que la technologie serait également bénéfique pour garder la trace de ceux qui souffrent de démence, l’entreprise s’est associée à Aetrex pour intégrer sa technologie GPS dans les chaussures de confort et de bien-être des personnes âgées.
Bien qu’il existe déjà un certain nombre de dispositifs GPS portables tels que les montres et des bracelets conçus pour garder la trace de leurs proches - jeunes et vieux - et même les non-humains. Les chaussures sont un ajustement parfait de la technologie car c’est quelque chose que la personne suivie est peu probable de ne pas les porter aux pieds. Ces appareils sont également susceptibles d’être plus confortables.


Le système GTX utilise une technologie de suivi GPS bidirectionnelle et de faible puissance qui permet de suivre en permanence la localisation et l’histoire des mouvements du porteur et transmet l’information à un centre de surveillance à travers les réseaux mobiles. Le porteur peut ensuite être repérer en se connectant à un portail Internet sécurisé ou via une application smartphone.
Le système permet aussi les soignants à recevoir une alerte sur leur smartphone ou un ordinateur avec un lien direct vers Google Maps qui indique la porteur du porteur lorsque la chaussure GPS se déplace hors d’une zone prédéfinie.


Gpsshoe2La technologie GPS est protégée à l’intérieur d’une cavité constituée d’un matériau en polycarbonate placée dans la semelle de la chaussure, ce qui explique pourquoi la durée normale de vie de la chaussure est de un à trois ans.


Ayant récemment reçu la certification de la FCC, les chaussures sont mises en vente aux Etats-Unis grâce à Aetrex au prix de 299 dollars, la paire.

http://www.gtxcorp.com/

http://www.infohightech.com/spip.php?article30478

Vers une nouvelle médecine totalement robotisée ?

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Dentiste1Si l’on parle de plus en plus de déserts médicaux dans nos campagnes et de la réduction drastique des coûts alors que la population augmenter, quelle sera notre médecine d’ici 5 à 10 ans ? Une des réponses, qu’elle nous fasse plaisir ou pas, est la robotique.



Commençons par l’hexagone, avec la société iLumens, créée par le professeur Alexandre Mignon de l’Hôpital Cochin. iLumens qui signifie «Laboratoire Universitaire Médical d’Enseignement » est basé sur les technologies Numériques et de Simulation, multidisciplinaire, ciblant les formations médicales initiale, spécialisée et continue. A l’aide de mannequins bardés de capteurs, représentant un adulte, une femme enceinte ou encore un nourrisson, des scénarii de situations réelles ou rarissimes sont reproduits afin que des urgentistes, anesthésistes… puissent apprendre à réagir avec efficacité. Des chirurgiens peuvent aussi s’entraîner pour des opérations de cœlioscopie, cardiologie, …grâce à des consoles de simulation 3D avec immersion, praticiens qui retrouvent les résistances, les contraintes, les sensations de force des «corps ».


Côté simulation, l’Université de Showa au Japon a créé un patient robotisé pour la dentisterie, le Showa Hanako 2, fabriqué par le constructeur de robot Tmsuk. Les principales caractéristiques du nouveau robot sont une peau de silicone et une bouche plus que réaliste de chez Orient Industrie, un fabricant de poupées d’amour (hé oui !!!). La langue et les bras ont chacun deux degrés de liberté, et le robot en a globalement dix, ce qui lui permet de faire des mouvements naturels, tels que secouer la tête et s’étouffer. Parmi les actions autonomes du robot, il peut clignoter, rouler des yeux, éternuer, secouer sa tête, tousser, déplacer sa langue, et se fatiguer du fait qu’il garde la bouche ouverte. En outre, le robot a maintenant une capacité de conversation, en utilisant la technologie de reconnaissance vocale de Raytron.


Infirmiere robot1En avril dernier, un robot a intubé un malade au Canada, ce qui était une première mondiale. Ce robot surnommé « The Kepler Intubation System » (KIS), mis au point par le Dr Thomas M. Hemmerling, spécialiste au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et professeur en anesthésie à l’Université McGill et son équipe, faciliterait la procédure d’intubation et diminuerait les complications associées au contrôle de la ventilation. Le KIS permet d’utiliser un laryngoscope robotisé équipé d’une vidéo et dirigé depuis un poste de travail à distance. Ainsi, l’anesthésiste peut insérer une sonde endotrachéale dans la trachée du patient avec une haute précision.



Aux Etats-Unis, on envisage même que les futurs chirurgiens pourraient faire appel à des infirmières robotisées et de la reconnaissance de geste comme des commandes pour contrôler une infirmière robotique ou pour parler à un ordinateur pour afficher des images médicales du patient pendant une opération. C’est en tout cas l’idée de Juan Pablo Wachs, professeur adjoint en génie industriel de l’Université de Purdue. Selon lui, la reconnaissance des gestes de la main les infirmières robotiques infirmière pourraient aider à réduire la durée des interventions chirurgicales et les risques d’infection. La technologie de reconnaissance de gestes pourrait avoir d’autres applications, y compris la coordination des activités d’intervention d’urgence lors de catastrophes.


Intubation1Les chirurgiens ont régulièrement besoin de revoir les images et les documents médicaux pendant la chirurgie, mais devoir s’éloigner de la table d'opération, ni toucher un clavier et une souris, ce qui pourrait sinon, augmenter le risque de propagation d’une infection causée par des bactéries. La nouvelle approche est un système qui utilise la caméra de la Kinect de Microsoft, et des algorithmes spécialisés pour reconnaître les gestes de la main comme des commandes pour contrôler un ordinateur ou un robot.


Dans le même temps, une infirmière robotique représente un nouvel outil potentiel qui pourrait améliorer l'efficacité dans les salles d'opération, pense Juan PabloWachs. En fait, il parle des instrumentistes, qui aident les chirurgiens en leur remettant les instruments adéquates. « Alors qu'il serait très difficile que l’aide d'un robot puisse atteindre le même niveau de performance que celui d’une infirmière expérimentée qui a travaillé avec le même chirurgien pendant des années, les infirmières instrumentalistes ont eu une expérience très limitée avec un chirurgien en particulier, ce qui peut accroître les chances de malentendus , de retard et parfois des erreurs dans la salle d'opération » assure Juan Pablo Wachs. «Dans ce cas, une infirmière instrumentaliste robotique serait mieux.". Il a donc développé un prototype de robot instrumentiste, en partenariat avec les professeurs de l’école vétérinaire de l'université de médecine.

Les chercheurs d'autres institutions de développement infirmières gommage robotiques ont porté sur la reconnaissance vocale. Cependant, peu de travaux ont été faits dans le domaine de la reconnaissance des gestes, Wachs dit.


Oeil1En pour terminer ce “joyeux” petit voyage dans le monde merveilleux de la médecine de demain,  un étudiant néerlandais a créé un système robotisé pour réaliser de délicates opérations chirurgicales des yeux. L’étudiant Doctorant Thijs Meenink a créé son robot avec à l’esprit, des procédures sur la rétine et l’humeur vitrée. La chirurgie de l’œil nécessite une main sûre et stable, quelque chose que les chirurgiens ont tendance à perdre à mesure qu’ils vieillissent. Composé d’une unité de contrôle "maître" à base d’un double joystick précédemment développée, et d’un module robotisé "esclave" à 2 bras de Thijs Meenink, le système filtre les tremblements de la main.Ce résultat est obtenu grâce à la démultiplication des mouvements de la main de l’opérateur. Si la main du chirurgien avait un petit mouvement compulsif d’un centimètre, par exemple, l’outil chirurgical correspondant ne se contracterait que d’un millimètre. Cela devrait aboutir à ce que des chirurgiens soient capables de réaliser de telles opérations, jusqu’à la fin de leur carrière.

http://www.diginfo.tv/2011/06/30/11-0139-r-en.php

http://cusm.ca/newsroom/nouvelles/presentation-du-premier-systeme-mondial-dintubation-robotise

http://www.infohightech.com/spip.php?article28680

http://www.infohightech.com/spip.php?article28680

http://www.tue.nl/en/university/news-and-press/news/27-10-2011-snelle-precieze-oogchirurgierobot/

http://www.infohightech.com/spip.php?article30488

La cuisine à détection de mouvements enseigne le français aux apprentis cuisiniers.

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Cuisine1Les personnes qui apprennent une nouvelle langue ont presque toujours la même complainte - vous pouvez temporairement mémoriser des mots que vous apprenez dans une salle de classe, mais vous les oubliez rapidement si vous devez réellement utiliser la langue. Certains éducateurs ont abordé ce problème à travers des tâches basées sur l’apprentissage des langues, dans lequel les étudiants doivent effectuer une tâche en utilisant les instructions fournies dans une langue étrangère. Aussi, des chercheurs de l’Université britannique de Newcastle ont récemment intégré un aspect high-tech à cette approche - ils ont créé une cuisine interactive qui permet de suivre ce que ses utilisateurs font, car elle utilise la langue française pour les guider dans la préparation de plats bien de chez nous.


La French Digital Cuisine a été comparé à un système de navigation automobile, en ce sens qu’elle fournit des instructions verbales étape par étape, et les distribue dès que l’utilisateur termine avec succès une instruction.


Pour utiliser le système, les utilisateurs accèdent d’abord à un ordinateur connecté, sur lequel ils choisissent la recette qu’ils veulent préparer. Pendant que les instructions sont données, les capteurs numériques dans les ustensiles, les contenants pour les ingrédients et d’autres équipements se rendent compte sur les instructions sont suivies correctement ou non. Ces instructions sont rédigées de telle manière qu’elles contribuent à la compréhension de l’étudiant de la langue française en général.


Cuisine2Si l’étudiant fait une erreur, l’ordinateur avertit verbalement. Ils peuvent également entendre l’instruction à nouveau ou l’entendre en anglais, en accédant à des contrôles sur l’écran tactile de l’ordinateur.


Le système de French Digital Cuisine française a été jusqu’ici mise en œuvre dans les cuisines du Newcastle College, bien que l’équipe de l’Université de Newcastle ait créé trois versions portables qui se composent d’un ordinateur et l’équipement de cuisson sans fil. Ils aimeraient voir une version portable de la technologie disponible pour une utilisation dans d’autres écoles - ou même au domicile des personnes - d’ici la fin de l’année prochaine.


Les chercheurs ont reçu une subvention de l’Union européenne 400 000 euros pour développer des versions qui enseignent les langues anglaise, allemande, espagnole, italienne, finlandaise et catalane, ainsi que leurs cuisines respectives.

 

http://digitalinstitute.ncl.ac.uk/ilablearn/kitchen

http://www.infohightech.com/spip.php?article30468

Miroir, miroir, suis-je toujours la plus belle ?

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Mirror1D’ici quelques années, notre salle de bain sera sûrement très différente. Plus économe en eau et en énergie, elle sera aussi dotée d’un miroir communicant. C’est en tout cas le but de la société chinoise installée à Hong-Kong, Cybertecture.

 

Le Miroir Cybertecture de James Law dispose d’un écran LCD de 32 pouces placé dans un miroir antibuée de 37 pouces et est géré par un système basé sur Linux. Il dispose de sa propre collection d’applications téléchargeables qui peuvent projeter les prévisions météorologiques locales sur l’écran, la télévision sur Internet en continu via un réseau filaire ou sans fil LAN 802.11b/g/n, et accéder aux réseaux sociaux, à votre messagerie, afficher des informations sur votre bien-être et même agir comme un coach personnel pour des exercices physiques.

 

Les utilisateurs peuvent interagir avec l’appareil via une application gratuite pour smartphone ou une télécommande de poche incluse, et avec un clavier virtuel sur l’écran pour la saisie de texte. Jusqu’à 20 profils protégés par un mot de passe sont enregistrables dans les 8 Go de stockage interne, mais un portail en ligne permet de récupérer des données placées dans des solutions de stockage externes. Le Miroir Cybertecture mesure 815 x 507 x 80 mm, pèse 25 kg et dispose également de de ports audio et vidéo, et des haut-parleurs stéréo de 3W RMS en sortie, et un prise jack de 3,5 mm pour un casque.

 

Le miroir est proposé dans un boîtier noir ou blanc, et coûte entre 3600 et 7700 dollars (selon la configuration et les espérances de vente du produit dans les hôtel et appartements). Il est actuellement disponible par le biais de distributeurs locaux en Chine, à Hong Kong, en Inde et en Europe.

http://www.cybertecturemirror.com/main.php

http://www.infohightech.com/spip.php?article30431

La chaussure haptique pourrait remplacer la canne blanche

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Lechal1Au cours de ces dernières années, les scientifiques ont développé un nombre impressionnant de systèmes expérimentaux conçus pour aider les aveugles à "naviguer" dans les rues des villes. Ces systèmes sont basés sur des appareils placés sur le poignet, ou incorporés dans des verres, ou portés comme une veste, et qui augmentent les possibilités d’une canne blanche traditionnelle. Un jeune chercheur de Hewlett-Packard Labs à Bangalore, en Inde, cependant, propose quelque chose d’autre - un appareil de navigation pour les aveugles qui est intégré dans une chaussure.

 


Le système d’Anirudh Sharma est appelé Le Chal, qui en hindi veut dire "Take Me There" (Amène-moi là-bas). Il est principalement destiné à aider les utilisateurs à trouver leur chemin vers des lieux géographiques, même s’il les aide aussi à éviter de marcher dans des choses sur leur chemin. Anirudh Sharma a conçu le premier prototype en Janvier, alors qu’il assistait à l’atelier sur la Conception et l’Innovation du MIT dans la ville indienne de Pune.


L’idée de base derrière le « Chal » est que l’une des chaussures de l’utilisateur fournira une rétroaction haptique (1), guidant l’utilisateur vers leur destination par des vibrations à l’avant, à l’arrière, sur chaque côté - une vibration à l’avant indique qu’il doit continuer tout droit, une vibration sur le côté gauche signifie qu’il doit tourner à gauche, et ainsi de suite.


Lechal2L’utilisateur commence par entrer sa destination sur Google Maps, en utilisant son smartphone sous Android doté de l’application Chal. Ce téléphone communique alors par Bluetooth avec une carte électronique conseil Lilypad Arduino, situé dans le talon de la chaussure.


En suivant les indications virage par virage fournies par Google, avec les données de localisation émanant de son propre GPS, le téléphone commande à l’Arduino d’activer chacun des quatre vibreurs de la chaussure. Les vibrations commencent doucement puis montent en intensité à mesure que l’utilisateur se rapproche des points où il doit tourner.


Un capteur de proximité à l’avant de la chaussure avertit également l’utilisateur des obstacles face à lui, qui sont détectés jusqu’à trois mètres.


Personne ne sait quand le Chal sera commercialisé dans un avenir proche, Anirusdh Sharma prévoit de publier le code pour l’application et les schémas pour la chaussure, en passant par la communauté Arduino. Il prévoit également la création d’un guide Do-It-Yourself sur Wikipedia, afin que les utilisateurs puissent apporter leurs propres améliorations au système.


Lechal31) L’haptique englobe le toucher et les phénomènes kinesthésiques, c'est-à-dire la perception du corps dans l’environnement

 

http://www.infohightech.com/spip.php?article30406

http://www.technologyreview.in/computing/38306/

Et si les forêts entraient dans les villes ?

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Bosco1Dans de précédentes informations, nous vous avions parlé des futures fermes verticales et des villes flottantes, qui pourraient voir le jour d’ici 10 à 15 ans. Le projet de l’architecture italien Stefano Boeri est tout aussi intéressant car il vise à développer des forêts dans les bâtiments d’habitation et industriels. L’idée est de fusionner la végétation et l’architecture urbaine, avec son projet baptisé Bosco Vertical (Forêt Verticale). Et ce, en 2012.

 

 Son cabinet d’architecture basé à Milan a conçu un modèle qui pourrait voir le « reboisement et à la naturalisation » des villes métropolitaines, grâce à des forêts verticales dirigées vers le ciel. "La Bosco Verticale est une solution pour la survie de l’environnement dans des villes européennes contemporaines », explique Stefano Boeri lui-même.


Milan accueillera le premier exemple de "Bosco Vertical", sous forme de deux tours d’habitation dont la construction est déjà prévue dans le centre de la ville, au bord du quartier Isola. Les tours, mesurant 110 et 76 mètres, vont devenir le foyer de plus de 900 arbres mesurant chacun 3, 6 et 9 mètres et cela inclut une large variété d’arbustes et de plantes florales.

Sur un terrain plat, chaque Bosco Vertical équivaut en nombre d’arbres, à une superficie égale à 10,000 m² de forêt. En termes de densification urbaine, il s’agit de l'équivalent d'une zone d'habitations familiales de près de 50.000 m².

Bosco2Le projet contribue également à filtrer la pollution de l’air contenu dans l’environnement urbain en créant un microclimat. Ceci est réalisé par les plantes qui produisent de l’humidité, absorbent les particules de CO2 et de poussières, et produisent de l’oxygène. Cela permettra d’améliorer la qualité de vie pour les résidents, et créera également une canopée qui protègera le bâtiment contre les radiations et la pollution sonore.Un système d’irrigation et de filtrage sera installé, qui recyclera les eaux grises (eaux usées peu chargées) pour l’entretien des plantes. Des éoliennes et des cellules solaires photovoltaïques, de concert avec le microclimat, contribueront à l’autosuffisance en énergie du bâtiment. Enfin, la gestion et l'entretien de la végétation des « Bosco Vertical » seront centralisées et confiées à une agence avec un comptoir ouvert au public.


Bosco Vertical coûtera 65 millions d’euros et est une étape du projet BioMilano, qui a pour but de créer une ceinture verte autour de la ville. Et si toutes les grandes métropoles faisaient de même….

 

http://www.infohightech.com/spip.php?article30412

http://www.stefanoboeriarchitetti.net/?p=207

Méfiez-vous de vos téléphones mobiles, ils savent maintenant ce que vous tapez sur votre PC

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Espion1Nous avons tous vu des reportages à la télévision où des sociétés implantées à l’étranger, proposent des logiciels qui transforment votre téléphone mobile en espion, capable de transmettre une conversation sans être apparemment allumé. Sans parler des virus qui apparaissent depuis quelques années destinés à nos « trop précieux » smartphones.


Cette fois, une équipe de chercheurs de l’Université Georgia Tech aux Etats-Unis est allée plus loin, en permettant à votre smartphone de transmettre ce que vous tapez sur le clavier de votre ordinateur.


C’est un schéma qui sans le moindre doute se répète quotidiennement dans des centaines de millions d’entreprises dans le monde : les gens s’assoient, allument leurs ordinateurs et placent leurs téléphones portables déjà en fonctionnement sur leurs bureaux et commencent à travailler. Imaginez que votre téléphone mobile puisse déceler ce que vous êtes est en train de taper sur le clavier de votre PC à quelques centimètres ?


Une équipe de recherche de la Georgia Tech, a découvert le moyen de le faire, en utilisant l’accéléromètre, un élément interne du smartphone qui détecte quand et comment le téléphone est incliné, pour déceler les vibrations du clavier et décrypter des phrases complètes jusqu’à 80 % de précision. La procédure n’est pas facile, disent-ils, mais est certainement possible avec les dernières générations de smartphones.
"Nous l’avons d'abord expérimentée avec un iPhone 3GS, et les résultats étaient difficiles à lire », a déclaré Patrick Traynor, professeur assistant à l'Ecole d’Informatique de la Georgia Tech."Mais ensuite nous avons essayé un iPhone 4, qui dispose d’un gyroscope pour nettoyer le bruit des accéléromètres, et les résultats étaient bien meilleurs. Nous croyons que la plupart des smartphones au cours des deux dernières années sont suffisamment sophistiqués pour lancer cette attaque."

Auparavant, les chercheurs avaient obtenu des résultats similaires en utilisant des microphones, mais un micro est un instrument beaucoup plus sensible qu’un accéléromètre. Le microphone d’un smartphone typique échantillonne des vibrations environ 44 000 fois par seconde, tandis que les accéléromètres des téléphones plus récents, échantillonnent seulement 100 fois par seconde.
De plus, les fabricants ont placé de la sécurité autour du microphone d'un téléphone, et le système d'exploitation de l’appareil est programmé pour demander aux utilisateurs de donner ou non l’accès aux capteurs intégrés à l’appareil pour les nouvelles applications, y compris le microphone. Les accéléromètres ne sont généralement pas protégés de cette façon.

La technique fonctionne par le biais des probabilités et en détectant les paires de touches, plutôt que les touches individuelles (ce qui est encore trop difficile à accomplir de manière fiable). Cela modélise les "événements clavier" par paires, détermine ensuite si la paire de touches pressée est sur le côté gauche par rapport à la droite du clavier, et si elles sont rapprochées ou éloignées.
Après que le système ait déterminé ces caractéristiques pour chaque paire de touches enfoncées, il compare les résultats avec un dictionnaire préchargé, chaque mot qui a été tapé de manière similaire (par exemple, est-ce que les lettres sont à gauche ou à droite, près ou loin sur un clavier QWERTY). Enfin, la technique fonctionne de manière fiable qu’avec des mots de trois lettres ou plus.
Il faudra donc se méfier de demander de téléchargement d’applications d’aspect anodin, qui ne vous demande pas de faire appel à l’un de multiples capteurs de votre smartphone.
Les stratégies d'atténuation de cette vulnérabilité sont assez simples et directes. D’abord, puisque l'étude a révélé une portée efficace de quelques centimètres à partir d'un clavier, les utilisateurs de téléphone peuvent tout simplement laisser leur téléphone dans leur sac à main ou leurs poches, ou tout simplement les déplacer plus loin du clavier. Mais un correctif qui allège le fardeau des utilisateurs est d'ajouter une couche de sécurité pour les accéléromètres de téléphone.

Bref, nous n’avons pas fini de voir de surprenantes tentatives d’intrusion et des réponses tout aussi étonnantes au cœur de nos smartphones, tablettes…

 

http://www.gatech.edu/newsroom/release.html?nid=71506

http://www.infohightech.com/spip.php?article30423

Le cerveau, nouvelle interface homme-machine ?

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Singe1Depuis la nuit des temps, le cerveau est l’élément vital qui a permis aux animaux dont nous faisons partie, d’évaluer et de s’adapter à l’environnement. Quelques millénaires plus tard, notre corps est devenu une interface capable d’interagir avec des capteurs. La Kinect de Microsoft en est la meilleure preuve. Cette interface permet d’allumer une télévision, de jouer avec un ordinateur, de contrôler un drone…. Mais la prochaine étape semble être l’interface directe avec le cerveau. Allons-nous un peu trop loin ?



Dans une précédente news, nous parlions de Nissan et de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne qui travaillaient sur un projet consistant à conduire sa voiture par le cerveau.
Cette fois, nous partons aux Etats-Unis, à l’Université Médicale de Duke, où des singes ont été capables de bouger et de sentir des objets virtuels grâce à leurs cerveaux. Lors de la toute première démonstration d'une interaction à double sens entre un cerveau de primate et un corps virtuel, deux singes formés au Centre de l'Université Duke de neuro-ingénierie, ont appris à se servir de leur seule activité cérébrale pour déplacer une main d’un avatar et identifier la texture des objets virtuels.

"Un jour, dans un proche avenir, les patients tétraplégiques profiteront de cette technologie non seulement pour bouger les bras et les mains et marcher à nouveau, mais aussi pour sentir la texture des objets placés dans leurs mains, ou expérimenter les nuances du terrain sur lequel ils se promèneront avec l'aide d'un exosquelette robotisé portable", a déclaré le chef de l'étude Miguel Nicolelis, MD, PhD, professeur de neurobiologie à l'Université du Centre Médical Duke et co-directeur du Centre pour la neuro-ingénierie.

Sans bouger aucune partie de leur corps réel, les singes ont utilisé l’activité électrique de leur  cerveau pour diriger les mains d'un avatar virtuel sur la surface d’objets virtuels et, au contact, ont été en mesure de différencier leurs textures. Bien que les objets virtuels utilisés dans cette étude étaient visuellement identiques, ils ont été conçus pour avoir différentes textures artificielles qui ne pouvaient être détecté que si les animaux les touchaient avec des mains virtuelles contrôlées directement par l'activité électrique de leur cerveau.

Bien que les objets virtuels utilisés dans cette étude étaient visuellement identiques, ils étaient conçus pour avoir différentes textures artificielles qui ne pouvaient être détecté que si les animaux les touchaient avec des mains virtuelles contrôlées directement par l'activité électrique de leur cerveau. La texture des objets virtuels a été exprimée sous la forme de signaux électriques très courts transmis au cerveau des singes. Trois différents modèles électriques correspondaient à chacune des trois textures d'objets différents.

Brain1Parce qu'aucune partie du corps réel de l'animal n’a été impliquée dans le fonctionnement de cette interface cerveau-machine-cerveau, ces expériences suggèrent que dans les futurs patients sévèrement paralysés en raison d'une lésion de la moelle épinière pourront profiter de cette technologie, non seulement pour retrouver de la mobilité, mais aussi d’une récupération de leur sens du toucher, a déclaré Miguel Nicolelis, professeur en neurobiologie au Centre Médical de l’Université Duke.

« C'est la première démonstration d'une interface cerveau-machine-cerveau (BMBI : Brain-Machine-Brain Interface) qui établit un lien bidirectionnel direct entre un cerveau et un corps virtuel", a rajouté Miguel Nicolelis «Dans ce BMBI, le corps virtuel est contrôlé directement par l'activité du cerveau de l'animal, tandis que sa main virtuelle génère des informations rétroaction tactile qui est signalée par microstimulation électrique directe d'une autre région du cortex de l'animal."

N’oublions pas non plus, que des chercheurs de l’Université d’Exeter au Royaume-Uni ont développé une nouvelle technique qui pourrait révolutionner l’informatique en faisant des ordinateurs plus rapides et plus économes en énergie, et les faire ressembler davantage à des systèmes biologiques.

Les ordinateurs aujourd’hui "s’arrangent" pour traiter le calcul et la mémoire, séparément, ce qui pour conséquence un goulet d’étranglement en termes de vitesse et puissance, du fait de constamment déplacer des données. Cette situation est totalement différente en biologie, par exemple dans les cerveaux humains, où aucune réelle distinction n’est faite entre la mémoire et le calcul. Pour effectuer ces deux fonctions simultanément, l’équipe de recherche de l’Université d’Exeter a utilisé des matériaux à changement de phase, une sorte de semi-conducteur qui présente des propriétés remarquables.

Leur étude démontre de façon concluante que les matériaux à changement de phase peuvent stocker et traiter l’information simultanément. Elle montre aussi expérimentalement pour la première fois qu’ils peuvent effectuer des opérations informatiques à des fins générales, telles que l’addition, la soustraction, la multiplication et la division. Plus frappante peut-être, l’étude montre que ces matériaux à changement de phase peuvent être utilisés pour fabriquer des neurones et des synapses artificielles. Cela signifie qu’un système artificiel entièrement fait d’appareils à changement de phase pourrait potentiellement apprendre et traiter l’information d’une manière similaire à notre propre cerveau.

Rendez-vous dans 10 ans pour voir si notre cerveau est devenu une interface agile avec notre environnement.

http://www.infohightech.com/spip.php?article30331

http://www.infohightech.com/spip.php?article29704

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